En Tunisie, un tribunal gèle les comptes de Rached Ghannouchi et d'autres opposants

Rached Ghannouchi, chef du parti islamo-conservateur Ennahdha, avait été élu mercredi 13 novembre 2019 président du Parlement tunisien. Zoubeir Souissi, Reuters

Plusieurs opposants tunisiens ont vu mardi leurs comptes bancaires gelés, selon une décision de justice. Parmi eux figurent le chef du Parlement dissout et du parti Ennahda, Rached Ghannouchi, son fils Mouadh, l'ancien Premier ministre Hamadi Jebali et l'ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem.

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Un tribunal de Tunisie a gelé mardi 5 juillet les comptes bancaires de plusieurs des principaux opposants au président Kaïs Saïed, dont celui de Rached Ghannouchi, chef du Parlement dissout et du parti islamo-conservateur Ennahda.

Le Comité tunisien des analyses financières a publié un communiqué informant les banques qu'elles devaient "appliquer immédiatement la décision du juge d'instruction du pôle antiterroriste".

Parmi les personnes figurant sur cette liste figurent Rached Ghannouchi, son fils Mouadh, l'ancien Premier ministre Hamadi Jebali et l'ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem, qui sont tous des membres importants du parti Ennahdha. Le communiqué n'a pas fait état des raisons pour lesquelles cet ordre avait été donné.

Un tribunal avait déjà imposé fin mai une interdiction de voyager à Rached Ghannouchi dans le cadre d'une enquête pour entrave à la justice en lien avec les assassinats de deux opposants en 2013.

Hamadi Jebali fait l'objet d'une enquête pour soupçons de "blanchiment d'argent" en lien avec des transferts de fonds depuis l'étranger à destination d'une œuvre de charité en Tunisie. Il a été interpellé fin juin avant d'être remis en liberté quatre jours plus tard. Il doit comparaître devant un tribunal antiterroriste le 20 juillet.

Avec AFP